mercredi 21 octobre 2026
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Immatriculations en Belgique : les SUV dominent, l’électrique progresse

Le marché belge du neuf se transforme : les SUV gagnent du terrain, les motorisations électrifiées s'installent et la voiture de société continue de peser sur les choix. Tour d'horizon des tendances.

Immatriculations en Belgique : les SUV dominent, l’électrique progresse
© Unsplash · via Picsum

Avec un volume annuel de l’ordre de quelques centaines de milliers de voitures neuves, le marché belge est suivi de près par les constructeurs européens. Ces derniers mois, les statistiques publiées par les fédérations du secteur confirment deux mouvements de fond : la domination des SUV et la montée régulière des motorisations électrifiées.

Les SUV, et en particulier les SUV compacts, représentent désormais une part majeure des nouvelles immatriculations. Des modèles comme le Volkswagen Tiguan, le Peugeot 3008, le Renault Captur, le Skoda Kodiaq ou le Ford Puma se retrouvent régulièrement parmi les voitures les plus visibles dans nos rues. Les acheteurs apprécient la position de conduite surélevée, le volume de coffre et l’image pratique de ces carrosseries, y compris pour un usage purement urbain.

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La voiture de société, moteur du marché

En Belgique, une part considérable des voitures neuves est immatriculée au nom d’une entreprise ou mise à disposition d’un salarié. Cette particularité explique pourquoi le leasing opérationnel et les flottes pèsent autant dans les statistiques. Les règles de déductibilité et d’avantage de toute nature ont orienté ces dernières années de nombreux conducteurs vers les hybrides rechargeables, puis vers les modèles 100 % électriques, surtout lorsqu’une borne de recharge est disponible à domicile ou sur le lieu de travail.

Le paysage électrique se diversifie. À côté de Tesla, dont le Model Y reste très visible, on voit monter en puissance la Volkswagen ID.4, la Skoda Enyaq, la Renault 5, la Kia EV3 ou encore des modèles chinois comme ceux de BYD et MG. Ce choix élargi pousse les marques à se montrer plus agressives sur les prix et sur les conditions de leasing, ce qui profite directement aux acheteurs.

Ce que cela change pour les acheteurs

Pour un particulier, cette évolution a plusieurs conséquences concrètes. L’offre d’occasion électrique s’étoffe peu à peu, avec des véhicules issus de contrats de leasing arrivés à échéance. Les valeurs résiduelles, longtemps jugées incertaines, se stabilisent sur certains modèles, ce qui rassure les organismes de financement et les assureurs.

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Tout n’est pas rose pour autant. L’essence et l’hybride conservent leurs partisans, notamment chez ceux qui n’ont pas de place pour recharger chez eux, et la disponibilité des bornes publiques reste inégale selon les régions. Les citadins de Bruxelles, d’Anvers ou de Gand, en particulier, dépendent beaucoup de la recharge en voirie, ce qui complique la décision pour ceux qui n’ont pas de garage.

Avant de choisir, il est utile de comparer trois éléments : le coût mensuel total, incluant assurance, énergie et entretien ; la disponibilité d’un point de recharge au quotidien ; et la valeur de revente attendue après trois ou quatre ans. Un SUV électrique n’est pas forcément la meilleure option pour tout le monde, et une citadine hybride peut parfois mieux répondre aux besoins réels d’un ménage.