En Belgique, la voiture de société reste un élément très prisé du package salarial. Mais le paysage évolue : l’électrification du parc, des règles fiscales qui se resserrent pour les motorisations thermiques et l’arrivée du budget mobilité redistribuent les cartes. Voici les grandes lignes, à confirmer avec votre employeur et votre comptable, car chaque situation est différente.
La voiture de société : qui paie quoi ?
Pour le salarié, la voiture mise à disposition à titre privé est un avantage de toute nature (ATN), imposé via le précompte professionnel. Son montant dépend de la valeur catalogue, de l’âge du véhicule et de ses émissions de CO2 : une électrique est nettement mieux traitée qu’une essence ou un diesel, même si cet avantage fiscal diminue progressivement. Carburant ou recharge, assurance et entretien sont, dans la plupart des cas, pris en charge par l’employeur au travers d’une carte carburant ou d’une carte de recharge.
Pour l’entreprise, la déductibilité fiscale des frais varie elle aussi selon le type de motorisation, tandis qu’une cotisation de solidarité est due à l’ONSS. La plupart des sociétés passent par un contrat de leasing opérationnel avec Arval, Ayvens ou Athlon, qui gère l’entretien, les pneus et l’assistance. Le travailleur choisit ensuite dans le cadre d’une car policy, c’est-à-dire une liste de marques et de catégories de prix.
Avant d’accepter, comparez les points suivants :
- le coût de l’ATN sur votre fiche de paie ;
- la catégorie de véhicule autorisée par la car policy ;
- la prise en charge de la recharge à domicile ;
- la durée du contrat et les conditions en cas de départ de l’entreprise.
Le budget mobilité, une alternative en trois piliers
Le travailleur qui dispose d’une voiture de société, ou qui y a droit, peut l’échanger contre un budget mobilité. Le premier pilier permet de choisir une voiture de société écologique à faibles émissions. Le deuxième finance des solutions durables : abonnement SNCB, De Lijn, TEC ou STIB, leasing de vélo, voire une partie du loyer ou des remboursements d’un prêt logement proche du lieu de travail. Le troisième pilier verse le solde non dépensé en argent, soumis à une cotisation spéciale à un taux avantageux.
Les indépendants et dirigeants de SRL, eux, raisonnent en frais professionnels partiellement déductibles et doivent aussi tenir compte de l’ATN. Un comptable ou un secrétariat social comme Acerta, Securex ou Partena saura simuler l’impact net.
Un conseil final : ne vous arrêtez pas à la mensualité. Calculez le coût net sur la durée complète du contrat, en incluant la recharge, les déplacements privés et ce qu’il adviendrait de votre mobilité si vous changiez d’employeur.